Caractéristiques générales des doigts

 

Le rôle des doigts

Pour communiquer avec les autres l'homme a besoin de sociabiliser son expression et ses comportements à travers des codes culturels universels susceptibles d'être compris par les autres.

Troisième élément du trépied, les doigts ont la charge de traduire dans le vécu quotidien les pulsions délivrées par la paume. Organe de la communication, ils adaptent nos désirs aux réalités du monde extérieur et de nos interlocuteurs. Ils constituent le dernier étage du processus de maturation chargé de traduire notre expression dans les codes externes de la communication. Ils sont les messagers de nos comportements et de nos pensées. Ils représentent le domaine du conscient.

Chaque doigt joue un rôle spécifique dans notre domaine conscient :

L'auriculaire : Il représente la toute première prise de conscience de nous et des autres.

L'annulaire : Il représente la composante affective de nos relations. C'est le doigt de l'harmonie et de la communication fusionnelle.

Le médius : Il exprime la capacité d'un individu à se situer par rapport aux autres ou à son environnement, donc la capacité à comparer ses propres références, (telles que définies par l'auriculaire et l'annulaire) aux références externes. Il définit les "valeurs".

L'index : Il traduit la façon dont on perçoit sa relation avec les autres, la façon qu'on a d'évoluer aux milieu de nos semblables.

 

La maturation dans les doigts

 

On peut dire, selon les définitions que nous avons donné du rôle spécifique de chacun des doigts que de l'auriculaire à l'index ils expriment une relation entre le monde de la paume et le monde extérieur sur un mode de plus en plus mature, de plus en plus sociabilisé.

On conçoit bien que l'on ne puisse juger de sa relation avec les autres (rôle de l'index) que si on a clairement défini les critères de valeurs (rôle du médius) sur lesquelles s'appuie cette analyse.

De même la formation des échelles de valeurs, le positionnement dans le monde donc la distanciation avec l'univers (rôle du médius) ne peut se faire qu'en fonction de la position fusionnelle affective adoptée (rôle de l'annulaire)

Cette relation affective intime se base, inévitablement, sur la toute première prise de conscience de soi et des autres (rôle de l'auriculaire).

Inversement on pourrait dire que la formation des échelles de valeurs(rôle du médius) est tributaire de la façon dont on se sent perçu par les autres (rôle de l'index), ou que notre relation intime aux autres (rôle de l'annulaire) dépend de notre capacité à nous situer par rapport à eux, de notre sentiment d'autonomie (rôle du médius), ou encore que notre prise de conscience des autres (rôle de l'auriculaire) est en étroite relation avec la façon dont nous vivons fusionnellement avec eux (rôle de l'annulaire).

Ces chemins reflètent les processus de maturation chez l'enfant.

 

On peut donc schématiser le trajet des flux dans les doigts en disant que le flux d'expression s'écoule depuis l'auriculaire vers l'index, et le flux de ressentir depuis l'index vers l'auriculaire.

L'équilibre entre les doigts

Chaque doigt jouant un rôle particulier dans l'élaboration de la personnalité, il est certain que la force relative des doigts est de toute première importance. Nous n'étudierons ici que les deux cas de figure les plus importants :

Index et Médius majoritaires


Par rapport à une norme le volume du couple index-médius est plus important que celui du couple annulaire-auriculaire. On peut dire que l'annulaire et l'auriculaire constituent sur le trajet des flux une zone rétractée, alors qu'index et médius constituent une zone dilatée. On est donc en présence du mécanisme "velléitaire" décrit dans la théorie.

En expression le flux d'émission, traduction des pulsions profondes, est limité par la faiblesse du couple auriculaire-annulaire et se dilue dans la zone dilatée formée par le couple index-médius. La projection de soi dans le monde extérieur est faible et la capacité de la vivre limitée et insatisfaisante. Le mécanisme de ressentir va être privilégié.

Le monde extérieur et ses normes sont largement perçus mais un blocage au niveau de l'annulaire empêche de les percevoir intimement. Il y a exacerbation de la nécessité de vivre en fonction des valeurs externes. Le vécu se fait par emprunt au monde extérieur au détriment des valeurs personnelles. C'est une forme primaire de conformisme.

Annulaire et auriculaire majoritaires

 

Par rapport à la norme c'est le couple annulaire-auriculaire qui est majoritairement développé, le couple index-médius étant faible.

Auriculaire-annulaire jouent le rôle d'une zone dilatée et Index-médius celui d'un zone rétractée. Nous sommes en présence du mécanisme obsessionnel décrit dans la théorie.

Le vécu intime important ne peut s'actualiser dans le monde extérieur en raison de la rétraction index-médius. Le mécanisme obsessionnel se traduit par une "absolue nécessité" de se vivre selon ses références personnelles, si éloignées soit elles des normes sociales. En réception les échanges avec l'extérieur sont faibles et se diluent au niveau de leur perception intime. Le monde extérieur mal défini n'est pas sécurisant. Le vécu se fait avec repli sur les valeurs personnelles. C'est une forme primaire de marginalisme.